La nouvelle politique comprend une meilleure protection des droits des stagiaires techniques avec une plus grande flexibilité dans le changement d'emploi et une supervision plus stricte, selon Kydo News.
La nouvelle politique a été approuvée lors d'une réunion ministérielle suite à une proposition d'un panel gouvernemental l'année dernière, mais a également pris en compte les discussions au sein du Parti libéral-démocrate au pouvoir au Japon visant à limiter les stagiaires à un maximum de deux ans.
L’approbation de cette nouvelle politique ouvre la voie au gouvernement japonais pour soumettre des projets de loi au Parlement dès le mois de mars afin d’introduire le nouveau système.
Fin juin 2023, environ 358 000 stagiaires techniques étrangers travaillaient au Japon.
Capture d'écran de Kyodo News
Le programme actuel de stages techniques du Japon, introduit en 1993, est conçu pour transférer des compétences aux pays en développement, mais a été critiqué comme une couverture pour importer une main d'œuvre bon marché alors que la population en âge de travailler du pays diminue.
Le programme actuel est soumis à des règles strictes, interdisant en grande partie aux stagiaires de changer de lieu de travail sans raisons impérieuses, et beaucoup d’entre eux ont fui en raison d’abus tels que des salaires impayés et du harcèlement.
S'exprimant sur cette nouvelle décision, le Premier ministre japonais Kishida Fumio a souligné : « Nous voulons faire du Japon un pays où les talents étrangers choisiront de travailler. Nous œuvrerons dans le respect de cette politique. » M. Kishida a également demandé aux ministres d’améliorer les conditions d’accueil des travailleurs étrangers.
Auparavant, le rapport final du panel gouvernemental indiquait qu'en principe, les stagiaires devraient être autorisés à changer d'emploi après un an de travail, mais les législateurs ont exprimé des inquiétudes quant à la possibilité que les stagiaires se déplacent des zones rurales vers les zones urbaines où les conditions sont meilleures.
Finalement, le gouvernement japonais a décidé de fixer une limite maximale de deux ans aux transferts d’emploi, selon le domaine.
Une autre exigence pour les stagiaires est d'avoir atteint le niveau « N5 », le niveau le plus facile du test de compétence en langue japonaise, ou le niveau « N4 » qui démontre une compréhension de base du japonais.
Pendant ce temps, le gouvernement japonais étudie des demandes de révocation du statut de résident permanent pour les étrangers qui ne paient pas d’impôts ou de cotisations d’assurance sociale.
Dans le cadre du nouveau système, les stagiaires pourront passer au système des travailleurs qualifiés, introduit en 2019, qui leur permet de rester au Japon jusqu'à cinq ans avec la possibilité d'une résidence permanente.
Fin juin 2023, environ 358 000 stagiaires techniques étrangers travaillaient au Japon, selon Kyodo News.
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