Le ministère des Ressources naturelles et de l’Environnement a rédigé la loi sur la géologie et les minéraux composée de 13 chapitres et de 132 articles. Outre les dispositions générales, le projet propose des dispositions spécifiques sur la protection des ressources géologiques et minérales inexploitées ; stratégie, planification géologique et minérale; recherches géologiques et minérales de base; Zones minières et gestion des minéraux dans les réserves nationales de ressources minérales…
Le projet de loi comprend 132 articles et est structuré en 13 chapitres, notamment comme suit :
- Chapitre I. Dispositions générales, comprenant 08 articles (de l'article 1 à l'article 8).
- Chapitre II. La protection des ressources géologiques et minérales inexploitées comprend 05 articles (de l’article 9 à l’article 13).
- Chapitre III. Stratégie, planification de la géologie et des minéraux, comprenant 06 articles (de l'article 14 à l'article 19).
- Chapitre IV. Études géologiques et minérales de base, comprenant 16 articles (de l'article 20 à l'article 35).
- Chapitre V. Zones minières et gestion des ressources minérales dans les zones de réserves nationales de ressources minérales, comprenant 12 articles (de l'article 36 à l'article 47).
- Chapitre VI. Protection de l'environnement, utilisation des terres, des eaux, des zones maritimes et des infrastructures techniques dans les activités minérales, comprenant 04 articles (de l'article 48 à l'article 51).
- Chapitre VII. Exploration minière, comprenant 16 articles (de l'article 52 à l'article 67).
- Chapitre VIII. Exploitation minière, exploitation à petite échelle de minéraux pour les matériaux de construction courants et récupération de minéraux, comprenant 33 articles (de l'article 68 à l'article 100).
- Chapitre IX. La gestion du sable et du gravier dans les lits des rivières, des lacs et des zones maritimes comprend 04 articles (de l'article 101 à l'article 104).
- Chapitre X. Finances sur la géologie, les minéraux et les enchères des droits d'exploitation minière, comprenant 18 articles (de l'article 105 à l'article 122).
- Chapitre XI. Les responsabilités de gestion de l’État en matière de géologie et de minéraux comprennent 04 articles (de l’article 123 à l’article 126).
- Chapitre XII. L’intégration et la coopération internationales en matière de géologie et de minéraux comprennent 02 articles (de l’article 127 à l’article 128).
- Chapitre XIII. Dispositions d’application, comprenant 04 articles (de l’article 129 à l’article 132).
Le ministère des Ressources naturelles et de l'Environnement a déclaré qu'après 13 ans de mise en œuvre de la Loi sur les minéraux (adoptée par la 12e Assemblée nationale le 17 novembre 2010, en vigueur à compter du 1er juillet 2011), de nombreux problèmes et limitations sont apparus.
La géologie est avant tout une science technique complète, la science de la Terre. Lors des études géologiques de base sur les minéraux, nous ne découvrons pas seulement des minéraux, mais nous étudions également et évaluons de manière approfondie la structure et les conditions géologiques. En conséquence, les informations et données géologiques telles que le patrimoine et les géoparcs ont été clarifiées ; structures géologiques favorables au stockage de l’eau, du CO2, à l’enfouissement des déchets toxiques ; sur les risques géologiques et les alertes aux catastrophes naturelles ; Géologie de l'ingénieur,... au service des industries : Bâtiment, Industrie et Commerce, Transport, Agriculture, Tourisme,... défense nationale - sécurité. Toutefois, la loi sur les minéraux n’a pas encore entièrement réglementé le contenu des études géologiques de base comme mentionné ci-dessus ; Il n’existe pas de réglementation sur la gestion étatique de la géologie, notamment une gestion unifiée selon des normes et réglementations spécialisées ; Il n’existe pas de gestion unifiée des informations et des données géologiques comme indiqué dans la résolution n° 10-NQ/TW.
Deuxièmement, après 13 ans de mise en œuvre, de nombreuses dispositions de la Loi ont révélé des lacunes, ne sont plus adaptées à la réalité et rencontrent des difficultés de mise en œuvre, notamment sur un certain nombre de points tels que :
1) Exploiter les minéraux pour les matériaux de construction, en particulier le sable, le gravier de rivière, les roches et sols décapés, ainsi que les déchets rocheux et sols comme matériaux de construction courants pour servir d'importants projets nationaux ou des projets d'investissement public...;
2) Exploitation et utilisation des minéraux accompagnant l’exploitation des principaux minéraux ;
3) La question du contrôle de la production de l’exploitation minière en fonction de chaque licence d’exploitation minière ;
4) Questions de décentralisation et de délégation d’autorité dans la gestion des activités géologiques et minérales ;
5) La question de la réforme des procédures administratives telles que les réglementations sur les éléments des dossiers, les procédures et les modalités d’octroi des licences pour les activités minières, en particulier les minéraux utilisés comme matériaux de construction courants, le sable et le gravier de rivière ne sont plus adaptées ;
6) Les réglementations relatives aux zones où les activités minières sont interdites/temporairement interdites et aux zones où les ressources minérales nationales sont réservées ne sont pas cohérentes avec la réalité ;
7) La réglementation relative aux droits et obligations des organisations et des individus exerçant des activités minières n’est pas suffisamment stricte pour garantir que les minéraux soient exploités et utilisés de manière raisonnable, économique et efficace, en association avec la protection de l’environnement, suivant le modèle de « l’économie verte, de l’économie circulaire » ;
8) La réglementation relative à l'octroi de licences pour l'exploitation minière à très petite échelle (pierre fendue, argile) est déraisonnable, comme l'ont indiqué les électeurs et les députés de l'Assemblée nationale, garantissant ainsi la publicité et la transparence.
Troisièmement, au cours des 13 dernières années, de nombreuses lois relatives à la géologie et aux minéraux ont été modifiées, complétées et nouvellement promulguées, telles que : le Code civil (2015), la loi foncière (2013), la loi sur la construction (2014, 2020), la loi sur les ventes aux enchères de biens (2016), la loi sur la gestion et l’utilisation des biens publics (2017), la loi sur la protection de l’environnement (2020), la loi sur les investissements (2020), la loi sur les entreprises (2020), la loi sur la planification (2017), la loi sur le budget de l’État (2015), la loi forestière (2017), la loi sur l’irrigation (2017), la loi sur les ressources et l’environnement marins et insulaires (2015), la loi sur la biodiversité (2018). Toutefois, la loi sur les minéraux n’a pas été modifiée ou complétée pour assurer la cohérence et la synchronisation.
Par conséquent, selon le ministère des Ressources naturelles et de l’Environnement, il est nécessaire d’élaborer une nouvelle loi sur la géologie et les minéraux pour créer un corridor juridique synchrone et unifié, garantissant la transparence ; surmonter les lacunes pour unifier la gestion de la géologie et des minéraux ; gestion rigoureuse, utilisation économique et efficace des minéraux.
Le ministère des Ressources naturelles et de l’Environnement attend respectueusement avec impatience de recevoir les commentaires du public du 31 juillet au 1er octobre 2023.
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