Portant les caractéristiques distinctives des cultures des pays du Golfe, la danse traditionnelle ardah a récemment été réintroduite auprès du public, notamment après le couronnement de l'émir koweïtien Meshal Al-Ahmad Al-Jaber Al-Sabah.
| La danse traditionnelle ardah vise à mettre en valeur la force de la tribu. |
Danse à l'épée au son des tambours
Originaire des tribus masculines du centre de l'Arabie saoudite, la danse ardah tire son nom du mot arabe signifiant « montrer, parader ». Ce nom fait référence à la fonction première de la danse : démontrer la force tribale et remonter le moral avant la bataille.
De par sa nature, la danse ardah utilise des tambours et des épées. À cette époque, les danseurs étaient des soldats partant au combat. Disposés en deux rangs face à face, ils brandissaient des épées au rythme des tambours tout en récitant des vers héroïques à un tempo rapide. Une personne au centre dirigeait la danse, portant parfois un drapeau.
| La danse ardah a été inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO en 2015. |
L’Arabie saoudite a mentionné ces trois éléments – la danse, le rythme des tambours et le rythme poétique – dans sa candidature auprès de l’UNESCO pour la reconnaissance de l’ardah comme patrimoine culturel immatériel. L’obtention de cette reconnaissance en 2015 n’a d’ailleurs pas posé de difficultés majeures.
Célébrons les traditions et accueillons le Ramadan.
Il y a près de deux mois, lors d'une brève cérémonie marquant le début du mois important de février au Koweït, l'émir Meshal Al-Ahmad Al-Jaber Al-Sabah a rappelé au peuple la danse ardah en descendant de la tribune pour danser avec des soldats au palais Bayan.
À peu près à la même époque, la danse ardah a été utilisée par l'Arabie saoudite pour accueillir l'émir Meshal lors de sa visite officielle à Riyad, marquant le début d'une tournée de plus d'un mois dans les pays du Golfe entreprise par le chef d'État koweïtien.
| Lors des réceptions et des grands événements, la danse ardah est utilisée pour accueillir les invités. |
Les événements mentionnés ci-dessus ont, dans une certaine mesure, contribué à la popularité de la danse ardah. Depuis, les Koweïtiens assistent plus fréquemment à cette tradition, notamment en février, période marquée par les grandes fêtes. Lors de réceptions et de grands événements, la danse ardah est utilisée pour accueillir les invités ; même les étrangers ont eu l’occasion de manier les épées au rythme des tambours, accompagnés des danseurs.
Plus récemment, lors de la Journée sportive du Koweït le 9 mars, des troupes de danse étaient stationnées sur le pont maritime Jaber Al-Ahmad Al-Sabah pour exécuter cette danse afin d'encourager les gens à mener à bien leur parcours de remise en forme.
Juste avant le début du Ramadan, le roi Meshal a continué de promouvoir les traditions et la culture arabes en assistant à la cérémonie annonçant la création de l'université Abdullah Al-Salem dans la région de Shuwaikh.
L'image du monarque koweïtien bienveillant dansant une danse traditionnelle avec le peuple promet d'insuffler une nouvelle vitalité aux célébrations et aux grandes fêtes à venir au Koweït, notamment pendant le Ramadan.
Source






Comment (0)