Le travail du personnel est depuis longtemps considéré comme un aspect crucial de la construction du Parti. Pourtant, dans la pratique, en de nombreux lieux et à de nombreuses époques, l'affectation et l'organisation des cadres restent encore dictées par des conceptions dépassées : « sécurité », « structure », « priorité régionale » ou « intérêts collectifs ». Ces facteurs, bien qu'invoquant l'équilibre et l'harmonie, ralentissent le fonctionnement de l'appareil, diminuent la capacité de combat des organisations du Parti et réduisent l'efficacité de la gouvernance à tous les niveaux.
Le contexte actuel a connu des transformations profondes. L'intégration internationale dans ce nouveau contexte et les grands objectifs de développement du pays exigent que les cadres, notamment les dirigeants et les gestionnaires à tous les niveaux, soient véritablement compétents et talentueux. Parallèlement, l'ensemble du pays réorganise ses unités administratives et rationalise ses structures organisationnelles, ce qui entraîne une réduction du nombre d'unités administratives et de postes de direction. De ce fait, la sélection et l'affectation du personnel constituent une question délicate, ayant un impact direct sur les personnes, les relations, les sentiments et les intérêts de nombreuses parties prenantes.
Dans ce contexte, il est crucial et urgent de privilégier les exigences du poste et de sélectionner le personnel en fonction de la fonction elle-même, plutôt que des relations personnelles, des affinités ou de la structure organisationnelle. Par conséquent, le processus de sélection doit s'appuyer sur les fonctions, les responsabilités, l'autorité, les caractéristiques spécifiques et les exigences pratiques de chaque poste afin de choisir les personnes qui possèdent réellement les qualités, les compétences et les qualifications requises, et qui sont les plus adaptées. Il s'agit d'une approche objective et rigoureuse , qui dépasse les calculs étroits ou les compromis fondés sur la « moyenne », la « répartition égale » ou la « priorisation selon la structure ».
L’exigence d’excellence ne se limite pas aux qualifications, aux titres ou à l’expérience, mais repose sur une réelle adéquation aux besoins du poste dans ce nouvel environnement. À l’ère de la transformation numérique, de l’intégration internationale profonde et de la complexité de la gouvernance et du management modernes, ainsi que face à la pression constante pour l’innovation et les avancées majeures, les responsables doivent non seulement posséder de solides compétences théoriques, mais aussi un caractère affirmé, un sens pratique aigu et un sens des responsabilités. Si nous ne parvenons pas à sélectionner des personnes répondant aux exigences de la gouvernance sociale moderne, le pays aura du mal à atteindre un développement rapide et durable, et la confiance du public s’en trouvera ébranlée.
Bien que cette demande soit tout à fait pertinente, sa mise en œuvre est loin d'être aisée. « Les Comités permanents au niveau provincial (dans les zones concernées par des fusions ou des regroupements) doivent examiner cette question en profondeur et parvenir à un large consensus quant à sa mise en œuvre, notamment en ce qui concerne la nomination des chefs d'agence après les fusions. » Cette demande du Secrétaire général To Lam constitue un rappel important aux comités du Parti à tous les niveaux, et plus particulièrement aux Comités permanents provinciaux, directement soumis à la pression en matière d'organisation et d'affectation du personnel. Ces discussions doivent véritablement servir l'intérêt du travail et le bien commun de l'organisation et du pays, et ne sauraient se réduire à un compromis, un arrangement ou une simple question de « partage équitable » visant à apaiser les tensions. Le sens politique et le caractère des comités et organisations du Parti, en cette période, résident dans leur capacité à oser dépasser les anciennes contraintes et coutumes, à oser choisir des personnes compétentes et à oser écarter celles qui ne répondent pas aux exigences, quelles que soient leur origine ou leur identité.
Dans les prochains mois, les instances centrales publieront des directives précises concernant les critères et les normes applicables aux cadres, en tenant compte du nouveau contexte. Toutefois, quelles que soient les adaptations et les compléments apportés au système de critères, le principe d’« exigence de qualité optimale » doit demeurer immuable et constituer le fondement de l’examen, de la sélection et de l’affectation des cadres à tous les niveaux. Il s’agit également d’un élément essentiel pour renforcer l’inspection, le contrôle et l’évaluation des cadres de manière objective, exhaustive et transparente, prévenir les pratiques de recherche de postes et de pouvoir par des moyens illicites et limiter l’impact négatif sur l’opinion publique, tant au sein de l’organisation que dans la société.
Au-delà d'être un principe directeur pour la gestion du personnel, la devise « l'exigence des plus hauts standards est au service des besoins du poste » est aussi un message à tous les dirigeants et gestionnaires actuels : l'ère du « satisfaisant » et de l'« égalitarisme » en matière de gestion du personnel est révolue. Quiconque occupe un poste et joue un rôle doit être véritablement méritant et pleinement dévoué à son travail et à ses collaborateurs. Lorsque la gestion du personnel est menée selon ce principe et cet esprit, le système est non seulement rationalisé, mais aussi renforcé et véritablement efficace, constituant ainsi un socle solide pour le développement durable du pays dans cette nouvelle ère.
Source : https://daibieunhandan.vn/vi-cong-viec-ma-chon-nguoi-post410115.html






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