Le Myanmar se situe à la frontière entre les plaques indienne et eurasienne, où les deux plaques interagissent fortement. La plaque indienne se déplace continuellement vers le nord à un rythme d’environ 5 cm par an, entrant en collision directe avec la plaque eurasienne.
Ce mouvement crée une pression énorme, déformant la croûte terrestre et formant des failles majeures dans la région. Lorsque la pression accumulée pendant des dizaines ou des centaines d’années atteint un niveau critique, de l’énergie est soudainement libérée, provoquant des tremblements de terre.
Carte montrant l’étendue du tremblement de terre au Myanmar. Les zones rouges et oranges sont les zones les plus touchées, concentrées le long de la faille principale. L'étoile noire sur la carte est l'épicentre du tremblement de terre, près de la ville de Mandalay. Photo : USGS
Le dernier tremblement de terre a eu son épicentre près de la faille de Sagaing, l'une des plus grandes failles d'Asie du Sud-Est. Cette faille s'étend sur environ 1 200 km du nord au sud du Myanmar, traversant de nombreuses grandes villes telles que Mandalay et Yangon.
Il s’agit d’une faille décrochante, où deux masses de terrain se déplacent horizontalement. Le mouvement soudain le long de cette faille a été la cause directe du récent tremblement de terre.
De nombreuses études géologiques ont montré que la faille de Sagaing présente un taux de glissement d'environ 18 à 20 mm par an, ce qui indique que la zone présente un risque élevé de forts tremblements de terre. L'histoire a enregistré de nombreux tremblements de terre terribles au Myanmar liés à cette faille, notamment le tremblement de terre de magnitude 7,3 à Bago en 1930 qui a tué au moins 550 personnes.
Le tremblement de terre du 28 mars avait une profondeur d'environ 10 km et a été classé comme un tremblement de terre peu profond. Les tremblements de terre à cette profondeur ont souvent des effets étendus car peu d'énergie est absorbée lorsqu'elle traverse la croûte terrestre, ce qui entraîne de fortes secousses à la surface. C’est la raison pour laquelle non seulement le Myanmar, mais de nombreuses autres régions, notamment la Thaïlande, le Vietnam et la Chine, ont également ressenti de fortes secousses.
Les experts préviennent qu'après le tremblement de terre principal, la région pourrait continuer à subir de fortes répliques dans les jours ou les semaines à venir. Ces répliques peuvent provoquer des glissements de terrain, endommager davantage les structures fragiles et affecter la vie des populations.
Ngoc Anh (selon USGS, AJ, Nautil)
Source : https://www.congluan.vn/tai-sao-tran-dong-dat-o-myanmar-lai-manh-va-rong-lon-den-vay-post340576.html
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