L’économie canadienne pourrait être confrontée à une récession cette année. (Source : Vietstock) |
Une récession devrait survenir au cours du premier semestre de 2024, alors que la pleine force des taux d'intérêt plus élevés pèse sur l'économie, selon un rapport des économistes Jimmy Jean et Randall Bartlett de la société de services financiers Desjardins.
Bien que l’économie ait évité la définition d’une récession technique (deux trimestres consécutifs de croissance négative du PIB), la croissance est restée pratiquement au point mort.
Le produit intérieur brut (PIB) du pays au troisième trimestre 2023 est devenu négatif après avoir été révisé à la hausse au trimestre précédent, passant de négatif à +0,3 %.
« Bien qu'il ne soit pas certain que l'économie canadienne entrera en récession en 2023, cela se produira quand même au début de l'année. La récession pourrait être de courte durée, mais elle sera généralisée et pesera sur la consommation, l'investissement et le commerce », indique le rapport.
L’impact de la récession réduira considérablement l’activité économique. Les Canadiens remarqueront peut-être que les investissements et les exportations sont en baisse et que le chômage est en hausse.
Les consommateurs ont du mal à rembourser leurs prêts hypothécaires en raison de taux d’intérêt plus élevés, ce qui les oblige à limiter leurs dépenses et ralentit l’économie.
Tous ces développements obligeront la Banque du Canada à s’ajuster avec une baisse des taux qui pourrait intervenir au cours du second semestre de cette année.
Dans un autre rapport, l'agence d'analyse et de prévision économique Oxford Economics a déclaré que le Canada est au milieu d'une récession et que l'économie du pays déclinera plus sévèrement en 2024.
Ce rapport, rédigé par deux experts, Tony Stillo et Cassidy Rheaume, soutient que l’économie canadienne est entrée en récession au troisième trimestre de 2023 et qu’elle le restera cette année, avec tous les effets des hausses de taux d’intérêt passées.
La réduction des dépenses de consommation et la faible croissance des transactions immobilières seront les principaux facteurs à l’origine du ralentissement économique au Canada.
L’augmentation des coûts du service de la dette due à l’échéance croissante des prêts hypothécaires poussera les ménages à réduire leur dette, tandis que les revenus disponibles réels subiront la pression de la hausse des prix, du ralentissement de la croissance des salaires et de l’augmentation des pertes d’emplois.
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