Un lancement de missile russe (Photo : Reuters).
« Les changements à la doctrine nucléaire sont prêts. Ils sont désormais officialisés », a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, dans une interview publiée le 29 septembre.
M. Peskov a expliqué que, bien que la Russie ait mis en garde à plusieurs reprises contre l'escalade des tensions au cours des deux dernières années, « les fanatiques en Occident poursuivent leur politique fanatique et peuvent avoir des conséquences très négatives pour tout le monde ».
« Nous constatons que l'implication des pays occidentaux dans le conflit ukrainien ne cesse de croître. Ils ne font preuve d'aucune retenue et affirment leur intention de poursuivre leur implication pour assurer la victoire de l'Ukraine », a souligné le porte-parole du Kremlin.
Selon M. Peskov, dans un tel contexte, la Russie « doit prendre une décision et nous devons être prêts à mettre en œuvre cette décision ».
Toutefois, M. Peskov a souligné que l'application directe de la doctrine nucléaire et le calendrier de son application seraient « la prérogative de l'armée russe ».
Le président Vladimir Poutine a déclaré cette semaine que les principes fondamentaux de la dissuasion nucléaire russe devaient être ajustés pour correspondre aux réalités actuelles.
Le chef du Kremlin a souligné que la situation militaire et politique actuelle est en train de changer radicalement et que Moscou doit en tenir compte, notamment de l'émergence de nouvelles menaces et de nouveaux risques militaires.
Certains analystes estiment que l’annonce par M. Poutine d’un ajustement de sa doctrine nucléaire pourrait montrer que la Russie redessine les lignes rouges de sa politique de dissuasion nucléaire.
M. Poutine a souligné que Moscou pourrait répondre au nucléaire par une attaque conventionnelle transfrontalière à grande échelle impliquant des avions, des missiles ou des drones. Une puissance nucléaire rivale qui aiderait un autre pays à attaquer la Russie serait également considérée comme partie à cette attaque.
Cela dit, permettre à l'Ukraine de frapper profondément le territoire russe avec des missiles à longue portée qu'elle a fournis, tels que les ATACMS américains et les Storm Shadows britanniques, serait considéré comme relevant des règles de dissuasion nucléaire de la Russie.
M. Poutine a également affirmé que la Russie avait toujours une approche hautement responsable à l’égard de l’utilisation des armes nucléaires. Selon lui, la Russie cherche toujours à empêcher la prolifération des armes nucléaires et de leurs composants.
Le dirigeant russe a depuis longtemps adopté une position prudente sur la question des armes nucléaires. En juin, M. Poutine a exprimé l’espoir qu’il n’y aurait « jamais » de confrontation nucléaire entre Moscou et l’Occident. Selon M. Poutine, Moscou n'a « aucune raison de penser » à utiliser des armes nucléaires.
Auparavant, la doctrine nucléaire de la Russie lui permettait d’utiliser des armes nucléaires dans le cas où un autre pays utiliserait des armes nucléaires contre Moscou ou si « l’existence de l’État russe était menacée ».
Source : https://dantri.com.vn/the-gioi/dien-kremlin-hoc-thuyet-hat-nhan-moi-cua-nga-da-san-sang-20240929210414165.htm
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