Vietnam.vn - Nền tảng quảng bá Việt Nam

Le parfum persistant de la campagne

T

Báo Đắk LắkBáo Đắk Lắk20/04/2025

Je me suis plongée avec bonheur dans le magnifique lever de soleil sur ma ville natale. L'air était empli des senteurs de la terre alluviale et des algues, de l'odeur terreuse et âcre de la boue, du parfum frais du poisson et des crevettes, et du parfum humide des fleurs sauvages qui bordaient la rivière. C'était l'époque où je suivais ma mère jusqu'à l'étang à poissons au bord de la rivière, et où nous dormions dans une petite cabane au milieu des vastes champs balayés par la brise.

Et pourtant, les senteurs de la terre et de la rivière se sont insidieusement infiltrées dans ma mémoire. Ces parfums doux et agréables font ressurgir des images familières. Les odeurs s'estompent peut-être facilement, et pourtant, ce sont aussi les dernières choses à persister dans la mémoire. Car les impressions et les souvenirs profonds des personnes rencontrées et des lieux visités prennent souvent naissance grâce à des odeurs uniques et inimitables. Il nous est facile de replonger dans le passé lorsque nous reconnaissons une odeur familière quelque part, qui guide nos pensées.

Un jour, en flânant dans la banlieue, je fus accueilli par des rizières mûres, des champs de maïs d'un vert luxuriant et des étangs parsemés de nénuphars. La campagne entière exhalait le parfum pur de la terre, l'arôme enivrant du riz mûrissant me captivant. Le long de la route, des touffes d'herbe sèche et de paille s'offraient au soleil du début du printemps. De la boue fraîche s'accrochait aux feuilles vertes des lotus, et quelques fleurs voletaient timidement près des papillons. Tout cela évoquait un parfum rustique incroyablement familier, un contraste saisissant avec l'odeur de l'asphalte et du trafic urbain qui s'était estompée au loin.

Illustration : Tra My

Ce moment a fait ressurgir tant de souvenirs, le parfum familier de la terre natale de ma mère, aussi réconfortant que le lait sucré qui a nourri mon âme durant mon enfance. J'avais l'impression de me tenir sous le ciel de ma ville natale, toute l'étrangeté des débuts s'estompant peu à peu. Seule une douce et paisible sensation demeurait, comme un ruisseau frais coulant dans mon cœur.

Parfois, mes pieds aspirent à retourner courir dans les vastes champs, foulant doucement la boue douce et lisse. Courir jusqu'à la digue du village, me tenir au bord de la rivière et emplir mes poumons du parfum nostalgique de la campagne. Je voudrais emporter avec moi le parfum des moissons, l'odeur des céréales fraîches, la fumée légère qui s'élève des roseaux, l'arôme des fruits mûrs du jardin au bord de l'eau, pour égayer les rêves de la ville. Au loin, une envie vacille en moi de revenir et de m'allonger sous la vieille bambouseraie, de redevenir un jeune berger absorbé par la lecture d'un livre neuf, le parfum de l'encre fraîche mêlé à celui de l'herbe et des arbres.

Au fond de moi, rien n'est plus précieux que les souvenirs des rivières balayées par le vent, des champs parfumés et de la silhouette infatigable de ma mère au fil des saisons. Rien ne me pousse plus à revenir que les yeux rougis de ma mère au crépuscule, chaque fois qu'elle me disait au revoir. Rien ne me remplit plus de force que de me réveiller le matin dans sa maison, bercée par le doux parfum du bois qui brûle et le joyeux chant des oiseaux dehors. J'ai grandi dans la campagne, fraîche et aérée, et je sais que pendant des mois, des années, le parfum des champs a imprégné chaque pli de ses vêtements, ses cheveux et son chapeau usé. La sueur de ma mère a permis à chaque graine de germer – des graines enfouies profondément dans la terre chaude, y compris les graines de la conscience et de la bonté en chacun de ses enfants bien-aimés.

Le parfum de la campagne qui résonne dans mon cœur est à jamais imprégné de l'odeur de la sueur de ma mère, du parfum de son dur labeur qui m'a façonné, un parfum qui se mêle aux chants folkloriques, aux fleurs de moutarde, aux arénicoles et aux tiges de riz. Même si je devais m'installer au milieu des gratte-ciel vertigineux et dans l'ombre profonde de la ville, mon âme resterait toujours une âme rustique, parlant avec l'accent de ma terre natale, la chérissant presque toujours. Et profondément enracinés dans chaque recoin de mon cœur, il y a le parfum des champs, de la paille et la douce fragrance de la terre alluviale qui coule vers l'aval.

Source : https://baodaklak.vn/van-hoa-du-lich-van-hoc-nghe-thuat/202504/van-vuong-lan-huong-dong-noi-aa61550/


Comment (0)

Laissez un commentaire pour partager vos ressentis !

Même catégorie

Même auteur

Patrimoine

Chiffre

Entreprises

Actualités

Système politique

Locale

Produit

Happy Vietnam
Une journée joyeuse avec l'oncle Ho

Une journée joyeuse avec l'oncle Ho

Le simple bonheur

Le simple bonheur

Aperçu de la commune de Yen Thanh

Aperçu de la commune de Yen Thanh