Les trains à grande vitesse « miniatures » de la France.
Báo Xây dựng•02/11/2024
La France est le troisième pays, après le Japon et l'Italie, à investir dans le transport ferroviaire à grande vitesse et à l'exploiter, faisant du TGV une « fierté nationale ».
La France « réduit » ses frontières grâce au TGV : la France est le deuxième pays d’Europe à investir dans le TGV et à l’exploiter. À l’instar du Japon et de l’Italie, cette initiative découle de la saturation de son réseau ferroviaire conventionnel. Selon une étude du journal Transport, la France a étudié et investi dans le TGV dans un contexte marqué par la crise énergétique des années 1970, le développement rapide des autoroutes et l’essor du transport aérien. Parallèlement, après 150 ans d’exploitation, le réseau ferroviaire traditionnel s’était dégradé, rendant le transport ferroviaire obsolète et inadapté aux besoins de déplacement.
Trains à grande vitesse TGV en France (Photo : internet).
Face à la nécessité de restructurer l'espace de développement économique et d'améliorer la compétitivité du système ferroviaire, le gouvernement français a décidé de développer une ligne à grande vitesse (TGV) sur le corridor Paris-Lyon, alors saturé. En 1981, la France a mis en service la première ligne TGV reliant Paris à Lyon, avec une vitesse de croisière de 260 km/h ; cependant, les vitesses de conception et d'essai avaient atteint un record mondial de 380 km/h. L'introduction du TGV a marqué le début d'une nouvelle ère pour l'industrie ferroviaire française. Le TGV a réduit la distance à parcourir en France, voire en Europe, à un rayon de 3 à 4 heures, reliant les principales villes françaises. Entre 1990 et 2010, de nombreuses autres lignes TGV ont été inaugurées à travers le pays. Parmi elles, la ligne Eurostar de 50 km avec le tunnel sous la Manche vers l'Angleterre, et la ligne Thalys reliant la Belgique et les Pays-Bas, assurant ainsi des liaisons entre la France, l'Europe et l'Angleterre avec des temps de trajet raisonnables, des normes de sécurité élevées et une excellente qualité de service. Les trains à grande vitesse français (TGV) sont principalement destinés au transport de voyageurs ; seuls quelques colis de marchandises de grande valeur étaient auparavant transportés par des trains spécialisés, dérivés des TGV Sud-Est (trains postaux de La Poste). Cependant, faute de rentabilité, ces trains ont cessé de circuler en 2015. Au cours des dix années qui ont suivi la mise en service du premier TGV, le nombre de passagers a connu une croissance continue et significative. Selon le groupe SNCF, le réseau TGV transporte environ 250 000 passagers par jour, soit en moyenne 90 millions de personnes par an. Fin 2003, le TGV avait transporté un milliard de passagers, et ce chiffre atteignait les deux milliards en 2010. À son apogée, le TGV représentait environ 75 % du volume de transport de voyageurs sur les lignes exploitées par la SNCF. Ses atouts, qui lui permettent de concurrencer le transport aérien et routier, sont des temps de trajet plus courts, des services diversifiés et pratiques, la sécurité et des tarifs nettement inférieurs à ceux du transport aérien. De plus, son caractère écologique est un facteur crucial pour les citoyens français, ce qui rend le TGV sans égal sur les trajets de moins de 1 000 km et les temps de trajet inférieurs à 3 heures.
Selon l'Union internationale des chemins de fer (UIC), la France compte actuellement 12 lignes à grande vitesse en exploitation, totalisant 2 735 km, toutes avec une vitesse maximale de 300 à 320 km/h. Dans son plan à long terme, la France prévoit d'investir dans 1 242 km supplémentaires, portant ainsi la longueur totale du réseau à grande vitesse à 3 977 km.
En France, l'investissement et la gestion du TGV sont confiés à des entreprises publiques . Les sources de financement des lignes à grande vitesse sont diverses, mais l'État et les entreprises publiques représentent toujours la part la plus importante, suivis par les collectivités territoriales. Par exemple, sur la ligne Rhin-Rhône (branche est, phase 1), le financement public et celui des entreprises publiques représentent plus de 60 % ; les collectivités territoriales de Franche-Comté, d'Alsace et de Bourgogne représentent ensemble plus de 28 % ; et d'autres sources contribuent également. Après plusieurs phases de restructuration et de fusion, depuis janvier 2015, la SNCF est chargée de la construction, de la propriété, de la gestion et de l'exploitation du réseau ferroviaire français afin d'assurer une utilisation optimale de ce dernier, la sécurité, la qualité du service et la maîtrise des coûts, conformément aux conditions établies. Ceci garantit une concurrence loyale et la non-discrimination entre les opérateurs ferroviaires. Recherche et développement internes et exportation de technologies : pays doté de technologies originales, la France a développé et obtenu de nombreux succès dans le domaine du TGV. En 2007, la France a établi le record du monde de vitesse pour un TGV lors d'un essai, atteignant 574,8 km/h. Ce record reste à ce jour le plus élevé pour la technologie ferroviaire. La technologie du TGV a été exportée et transférée vers de nombreux pays européens, le Maroc et la Corée du Sud. Pour les Français, le TGV est une véritable fierté nationale.
Carte du réseau ferroviaire à grande vitesse en France.
La France possède un relief relativement plat et les trains circulent principalement sur des voies surélevées. La demande de transport y est faible en raison de l'absence de zones densément peuplées. De ce fait, les trains français privilégient le confort, la vitesse et nécessitent une construction minimale, évitant ainsi les recherches sur la réduction de la charge par essieu. Ceci conduit à l'utilisation de systèmes de propulsion concentrés, réduisant les coûts de maintenance et le bruit pour les passagers. Le relief favorable permet l'utilisation de courbes à grand rayon, autorisant le recours à des bogies partagés pour accroître la rigidité et la vitesse. La technologie française est utilisée aussi bien pour les trains de voyageurs que pour les trains de marchandises, ainsi que pour les trains à grande vitesse et les trains conventionnels. Cependant, la France s'oriente progressivement vers l'exploitation exclusive de trains à grande vitesse. Pour atteindre 320 km/h, le TGV doit emprunter des voies spéciales et bénéficier de nombreuses améliorations qui lui permettent de circuler à grande vitesse grâce aux principes suivants : moteurs puissants, centre de gravité bas, profil aérodynamique, points d'attelage sécurisés et signalisation précise pour assister le conducteur lorsque la visibilité est réduite à grande vitesse. Les voies sont spécialement conçues pour résister aux vitesses élevées, minimiser les vibrations et le bruit, et garantir la sécurité et le confort des passagers. Les améliorations constantes apportées à la technologie et à la conception ont permis au TGV de conserver sa position de leader parmi les pays producteurs de trains à grande vitesse, répondant ainsi aux exigences toujours croissantes des passagers en matière de vitesse et de confort.
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