(CLO) Armen Martirosyan, ancien vice-ministre arménien des Affaires étrangères et ambassadeur arménien auprès des Nations Unies, a envoyé une lettre au Financial Times exposant ses points de vue sur la Géorgie, en réponse à l'article du journal sur les récents bouleversements politiques en Géorgie qui ont attiré l'attention du monde entier.
Des manifestants de l'opposition ont brandi des drapeaux géorgiens, européens et ukrainiens devant le Parlement à Tbilissi. Source : X
La lettre se lit comme suit : « À en juger par le ton et le contenu de l’éditorial intitulé « L’effondrement du rêve européen de la Géorgie » (publié dans FT View, le 29 octobre), l’Occident lui-même semble indécis sur la manière de procéder avec ce pays. »
Premièrement, le peuple géorgien doit être sanctionné pour ce choix politique. Deuxièmement, son verdict doit être accepté, même s'il est insatisfaisant, et un dialogue constructif doit être instauré avec les autorités élues par les Géorgiens. L'Occident doit communiquer sa position avec patience et respect, sans donner d'ordres ni faire la leçon, et fixer des limites si nécessaire.
Beaucoup de choses dépendent de l'évolution de la situation en Géorgie. Cependant, l'absence de réaction spontanée dans les trois jours suivant l'élection est un indicateur crucial de l'opinion publique qu'il convient de prendre en compte .
Lundi, des milliers de personnes ont manifesté devant le Parlement géorgien à Tbilissi, après la victoire du parti au pouvoir, Rêve géorgien, à des élections qui seront cruciales pour l'orientation politique du pays.
Les manifestants, dont certains portaient des banderoles anti-russes et agitaient des drapeaux ukrainiens et de l'Union européenne (UE), considéraient les élections parlementaires comme un choix crucial pour l'avenir du pays.
La commission électorale géorgienne a annoncé que le parti Rêve géorgien, arrivé au pouvoir en 2012, a remporté près de 54 % des voix lors des élections de samedi. Quatre grands partis d'opposition ont déclaré ne pas reconnaître les résultats et boycotter le Congrès.
La Géorgie, pays de 3,7 millions d'habitants frontalier de la Russie, fut jadis l'une des nations les plus pro-occidentales après l'effondrement de l'Union soviétique. La route menant à l'aéroport de Tbilissi porte même le nom de l'ancien président américain George W. Bush.
Cependant, depuis le début du conflit russo-ukrainien en février 2022, les relations de Tbilissi avec l'Occident se sont rapidement détériorées. Contrairement à de nombreux alliés occidentaux, la Géorgie a refusé d'imposer des sanctions à la Russie.
Le parti Rêve géorgien a mené une campagne vigoureuse pour maintenir la Géorgie hors de la guerre en Ukraine, avec des affiches de campagne opposant des villes géorgiennes intactes à des villes ukrainiennes dévastées.
Huy Hoang (selon le Financial Times)
Source : https://www.congluan.vn/quan-diem-cua-cuu-dai-su-armenia-ve-tinh-hinh-tai-georgia-phuong-tay-doi-mat-voi-nga-ba-duong-post319143.html







Comment (0)