Le PIB russe a progressé de 5 % au cours des cinq premiers mois de 2024, un chiffre nettement supérieur aux prévisions. Le Premier ministre russe, Mikhaïl Michoustine, a annoncé cette information lors d'une réunion consacrée aux questions économiques le 12 juillet.

Il a affirmé que la dynamique de croissance restait soutenue. En mai, la croissance a légèrement progressé par rapport à avril, atteignant 4,5 %. Sur les cinq premiers mois de l'année, le PIB a augmenté de 5 % par rapport à la même période en 2023. Ce taux de croissance est supérieur aux prévisions, malgré les obstacles et blocus extérieurs qui affectent l'économie russe.
Selon M. Mishustin, les chiffres de l'économie réelle sont également positifs. De janvier à mai, le secteur manufacturier a progressé de près de 9 %. Il a cité la construction mécanique comme l'un des principaux moteurs de cette croissance à deux chiffres. Le Premier ministre russe a souligné l'importance cruciale de la poursuite de la hausse des investissements, gage d'un avenir prometteur. À la fin du premier trimestre, les investissements avaient augmenté de près de 15 %, principalement dans les domaines des machines, des équipements et de la propriété intellectuelle. Par ailleurs, a-t-il indiqué, les différents secteurs investissent davantage dans le développement des entreprises.
Le chef du gouvernement russe a ajouté que la consommation est très dynamique, principalement grâce à la hausse des revenus. Cependant, cette situation a également entraîné une augmentation de l'inflation. Plus précisément, du début de l'année au 1er juillet, l'inflation a atteint 4,5 %. Il a souligné la nécessité de lutter constamment contre l'inflation, car le niveau de vie de la population en dépend. Il a demandé un suivi rigoureux de la situation macroéconomique et, si besoin est, des ajustements immédiats du plan d'action contre l'inflation, en coordination avec la Banque centrale de Russie.
Par ailleurs, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déclaré le 12 juillet que la Russie n'excluait aucune possibilité de reprise des négociations sur l'accord céréalier de la mer Noire. Il a souligné que le président russe Vladimir Poutine avait réaffirmé à plusieurs reprises sa volonté de dialoguer. Toutefois, tout accord sur les céréales devait s'inscrire dans le cadre d'un ensemble de questions liées à la situation actuelle.
La déclaration de Peskov intervient alors que le président turc Recep Tayyip Erdogan a discuté de la sécurité maritime en mer Noire, notamment de l'accord sur les céréales, avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky le 11 juillet.
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