Non seulement la visite du Premier ministre néo-zélandais Christopher Luxon en Australie (du 15 au 16 août) favorise les relations bilatérales, mais elle témoigne également de l'ambition de Wellington d'étendre son influence dans la région.
Le Premier ministre néo-zélandais Christopher Luxon rencontre son homologue Anthony Albanese aujourd'hui, 16 août. (Source : ABC News) |
L'isolement géographique de la Nouvelle-Zélande par rapport aux autres continents lui confère une relation particulière avec son voisin l'Australie. On peut le considérer comme le partenaire le plus proche de la Nouvelle-Zélande et son rare allié formel.
Il n’est donc pas surprenant que l’Australie soit le partenaire économique le plus important et le plus grand investisseur de la Nouvelle-Zélande. L’année dernière, les échanges commerciaux bilatéraux ont atteint plus de 31 milliards de dollars.
Dans un contexte de faible croissance économique, de taux d’intérêt élevés, de chômage en hausse avec jusqu’à 27 000 Néo-Zélandais quittant le pays pour gagner leur vie en Australie, le renforcement des liens avec Canberra est devenu une exigence urgente pour Wellington.
Lors de la réunion à Canberra, M. Luxon s'est concentré sur les discussions avec son homologue Anthony Albanese sur l'amélioration de la coopération économique bilatérale, l'expérience dans la mise en œuvre de grands projets d'infrastructures, le renforcement de l'alliance et l'élargissement du partenariat de sécurité entre les deux pays.
De plus, grâce à la coopération avec Canberra, Wellington souhaite également étendre son influence, notamment dans la région Asie-Pacifique. En juillet dernier, après avoir participé au sommet de l’OTAN aux États-Unis, l’Australie et la Nouvelle-Zélande ont rencontré le Japon et la Corée du Sud pour discuter des défis régionaux et mondiaux.
La Nouvelle-Zélande et l’Australie collaborent également sur un projet visant à établir des dépôts d’aide humanitaire dans le Pacifique pour faire face aux risques et aux catastrophes naturelles. Les deux pays investiront 47,5 millions de dollars néo-zélandais dans ce projet.
En outre, la Nouvelle-Zélande envisage également de rejoindre le deuxième pilier de l’accord de sécurité entre les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Australie (AUKUS) relatif à la technologie quantique, à l’intelligence artificielle (IA), à l’hypersonique, etc. Ces domaines importants devraient renforcer le potentiel de la Nouvelle-Zélande.
Source : https://baoquocte.vn/nouvelle-zelande-vuon-tam-anh-huong-khu-vuc-282683.html
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