La République démocratique du Congo (RDC) connaît un nombre record d'enfants tués, mutilés, enlevés ou agressés sexuellement en 2023 pour la troisième année consécutive, ont annoncé les Nations Unies (ONU) le 30 septembre.
La scène d'une attaque dans le village de Manzalaho, près de Beni, en République démocratique du Congo. (Source : AFP) |
Le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) a ajouté que le nombre de « violations graves contre les enfants » dans ce pays déchiré par le conflit aurait atteint plus de 1 700 au cours du premier semestre 2023.
L'agence a imputé cette augmentation à « la violence, aux déplacements massifs et à la proximité des groupes armés avec les communautés… conduisant à des niveaux alarmants de meurtres, de mutilations et d'enlèvements d'enfants ».
Si la tendance actuelle se poursuit, la statistique ci-dessus dépassera le record en 2022.
Le nombre d’enfants recrutés et utilisés par des groupes armés en République démocratique du Congo a augmenté de 45 % au cours des six premiers mois de l’année pour atteindre environ 1 100, tandis que plus de 400 enfants ont été tués au cours de la même période.
L'UNICEF prévient que les viols et les violences sexuelles contre les enfants connaissent également une « tendance à la hausse ».
« J’ai rencontré des enfants qui ont survécu aux horreurs du recrutement et de l’utilisation par des groupes armés, ainsi qu’au traumatisme indescriptible de la violence sexuelle, des atrocités que personne ne devrait avoir à endurer, et encore moins un enfant », a déclaré Sheema Sen Gupta, directrice de la protection de l’enfance de l’UNICEF, lors d’une mission d’une semaine en République démocratique du Congo.
« Ces histoires déchirantes soulignent l’urgence pour le gouvernement d’intensifier ses efforts pour protéger les civils, en particulier les enfants du pays, qui sont les plus vulnérables », a-t-elle ajouté.
L'UNICEF affirme n'avoir reçu que 11 % des fonds nécessaires à la protection des enfants dans le cadre de son appel d'urgence pour l'est de la RDC.
Début septembre, l’organisation avait averti que les enfants de ce pays africain étaient confrontés à une violence sans précédent, affirmant qu’« il y a peu, voire aucun, endroit pire pour être un enfant ».
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