Le 30 janvier, le Premier ministre hongrois Viktor Orban a de nouveau averti que l'intégration de l'Ukraine posait un « problème sérieux » à l'Europe, même sans conflit.
Le Premier ministre hongrois Viktor Orban appelle à la prudence concernant l'intégration de l'Ukraine. (Source : Bloomberg) |
L'AFP a cité l'interview du Premier ministre Orban dans l'hebdomadaire français Le Point , affirmant que les récentes manifestations d'agriculteurs à travers l'Europe montrent que « l'Ukraine est un problème sérieux pour l'Europe, qu'il y ait ou non guerre ».
Les agriculteurs européens sont en colère contre la hausse des coûts de production et des réglementations environnementales, ainsi que contre ce qu'ils considèrent comme une concurrence déloyale des céréales et du poulet ukrainiens.
Appelant à une « extrême prudence car l’Ukraine est un grand pays », M. Orban a déclaré que des liens plus étroits « auraient un impact énorme et préjudiciable sur les économies européennes, en particulier dans le secteur agricole ».
Mais le seul dirigeant de l'UE à avoir maintenu des liens étroits avec le Kremlin après le lancement par la Russie de sa campagne militaire à Kiev a confirmé qu'il était prêt à assouplir sa position sur le plan d'aide du bloc à l'Ukraine si les conditions de Budapest étaient remplies.
En conséquence, la Hongrie est prête à participer à la solution de l’UE si elle se voit garantir le droit de décider d’envoyer ou non ce montant, et en même temps, la décision annuelle doit avoir la même base juridique que cette fois-ci, qui est de parvenir à un consensus au sein du bloc.
Le Premier ministre Orban a opposé son veto à une aide de l'UE de 50 milliards d'euros (54 milliards de dollars) à Kiev sur quatre ans. Ce contenu sera également à l’ordre du jour du sommet extraordinaire des dirigeants de l’UE du 1er février.
Le Financial Times avait déjà rapporté que l'UE détruirait l'économie hongroise si Budapest bloquait le plan de sauvetage lors de la réunion du 1er février, en ciblant les faiblesses économiques des membres, ce qui aurait un impact sur la monnaie nationale et provoqué un effondrement de la confiance des investisseurs, ce qui nuirait à l'emploi et à la croissance.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a proposé une rencontre en face à face avec le Premier ministre hongrois Viktor Orban dans le but d'améliorer les relations et de trouver une solution aux tensions. Le 29 février, les ministres des Affaires étrangères des deux pays ont tenu des entretiens en Ukraine pour tenter de jeter les bases de cet effort.
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